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Bonjour tout le monde, j'ai eu une petite dissertation sur ces sujets que j'ai raté, mais on peut augmenter un peu la note si on trouve d'autres exemples (mes exemples étant pauvres), donc si quelqu'un pouvait m'aider ou me mettre sur la voix en me donnant exemples ça serait cool : donc y a deux sujets mais si vous pouvez me donner un exemple sur l'un des deux c'est amplement suffisant ^^ !
1. Expliquez pouquoi parfois tout en faisant le nécessaire pour éviter la violence, on peut admettre d'y recourir dans certains cas ?
2. Argumentez le fait suivant : pour vivre ensemble de façon harmonieuse, les êtres humains, doivent être à la fois égaux et différents ? (qu'inégalité n'est pas synonyme de différence ?).
Merci pour votre aide.
Cordialement.
Bonsoir, personne n'a une petite idée ?
Merci encore ^^.
Bonjour,
Pour le premier problème, on peut mettre en avant la notion de
justice: quand une violence extérieure vient corrompre la justice,
il semble légitime de faire obstacle à celui qui corrompt cette justice.
Ainsi, par exemple, on peut prendre l'exemple de la guerre: si une
communauté a construit quelque chose qu'elle juge juste et que d'autres
personnes veulent réduire à néant cette justice par l'usage de la
violence, il est légitime que les premiers se défendent, et ce en
employant la force si besoin est. Ainsi les Américains se sont opposés
aux nazis durant la seconde guerre mondiale et les résistants ont
assassiné des dignitaires nazis. On pourrait encore mettre en avant
l'usage de la bombe atomique (Hiroshima et Nagasaki): les Etats-unis
ont choisi de lâcher ces bombes car la guerre contre le Japon se
transformait en une véritable boucherie et il y aurait eu encore
moins de survivants s'ils n'avaient forcé le Japon à capituler.
Enfin, si on est en présence d'un malade qui torture un enfant, il
semble peu indiqué de se contenter de rester à côté de lui en lui
disant "c'est mal ce que tu fais" et il semble bien qu'il faille
s'interposer.
Pour le deuxième problème: l'égalité est indispensable à la justice,
car on ne peut traiter quelqu'un d'une certaine manière et un autre
d'une autre manière et prétendre cependant être juste.
On peut affirmer avec Aristote que « l’art politique ne fabrique pas des
hommes, mais les reçoit de la nature pour en faire usage » (Politiques,
I, 10, 1258a21-23). Ainsi semble-t-il vain de vouloir absolument créer
une unité là où il n’y a que des individus. Les individus sont tous
différents et ils arrivent tels quels dans la société. Une société qui
voudrait nier ces différences créerait des drames humains et générerait
ainsi des conflits sociaux. Aristote affirme par ailleurs que la société
ne doit pas viser une unité totale, car une telle unité dissoudrait la
diversité existant entre les parties qu’elle réunirait et n’atteindrait
ainsi pas à l’autonomie nécessaire à toute cité. Pour Aristote, il faut
maintenir les différences au sein de la société et non essayer de faire
comme si ces différences n’existaient pas. Ce sont justement ces
différences qui constituent la complémentarité, et qui permettent que
les individus s’apportent des choses les uns les autres. Dans une
société où chacun est utile à autrui, l’ordre se fait jour de lui-même
et l’on trouve alors bien moins de raisons de conflits. Il ne faut donc
pas chercher à abolir les différences, mais à partager celles-ci.
Tout le monde ne pouvant pas avoir toutes les qualités (force,
intelligence, esprit de justice, psychologie etc.) il est bon que
certains soient compétents dans certains domaines et d'autres dans
d'autres domaines pour qu'en alliant tous leur compétence, ils
puissent maximiser les qualités de la société. Si nous étions tous
doué d'une musculature proéminente, mais dépourvu de réflexion,
notre société aurait bien du mal à avancer, car nous ne saurions
qu'empiler des pierres. Mais si d'un autre côté, nous étions tous
extrêmement intelligents et incapable de marcher, nous aurions
également bien du mal à nous construire des abris. Tout le monde
ne pouvant tout avoir, il faut mettre les choses en partage.
La différence permet par ailleurs que le système social ne dégènère pas
en une sorte de fixité tyrannique: le fait que certaines personnes
agissent différemment de nous nous permet de prendre du recul par
rapport à nos propres comportements et ainsi à les remettre en cause.
Cela peut apporter un mieux, un dépassement de l'état de fait existant,
un progrès culturel.
Bon travail,
François
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