EXEMPLES DE RECHERCHE
Bonjour, j'aurai besoin d'aide pour une question en rapport avec cet extrait d'Aristote.
Il faut que j'explique le sens de cette phrase :
« ils poursuivaient le savoir en vue de la seule connaissance et non pour une fin
utilitaire. »
Pourquoi philosopher selon Aristote ?
« C’est, en effet, l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui, les premiers penseurs aux
spéculations philosophiques. Au début, leur étonnement porta sur les difficultés qui se présentaient les
premières à l’esprit ; puis, s’avançant ainsi peu à peu, ils étendirent leur exploration à des problèmes plus
importants, tels que les phénomènes de la lune, ceux du soleil et des étoiles, enfin la genèse de l’univers.
Or, apercevoir une difficulté et s’étonner c’est reconnaître sa propre ignorance […]
Ainsi donc, si ce fut bien pour échapper à l’ignorance que les premiers philosophes se livrèrent à la
philosophie, c’est qu’évidemment ils poursuivaient le savoir en vue de la seule connaissance et non pour
une fin utilitaire.
Et ce qui s’est passé en réalité en fournit la preuve : presque toutes les nécessités de la vie, et les
choses qui intéressent son bien être et son agrément avaient reçu satisfaction, quand on commença à
rechercher une discipline de ce genre. »
Merci d'avance de bien vouloir m'aider.
Les philosophes recherchent le savoir pour le savoir et non pour une quelconque utilité pratique immédiate. Cela ne veut en aucun cas dire que la philosophie n’a aucun intérêt. Mais d’abord, qu’elle n’a pas pour but de satisfaire un besoin, qu’il soit vital ou de confort. C’est la preuve que donne Aristote : « Presque tous les arts qui regardent les besoins et ceux qui s’appliquent au bien-être, étaient connus déjà quand on commença à chercher les explications de ce genre. » C’est quand les problèmes urgents de la vie sont résolus, que l’on se lance dans les sciences ou la recherche. La philosophie n’est donc pas une discipline asservie, liée aux nécessités vitales ou à la recherche d’un confort matériel. Elle est une activité libre, qu’on exerce pour son propre plaisir, pour son intérêt intrinsèque. En clair, c’est une activité libre parce que désintéressée.
Parce que philosopher, comme le dirait Vincent Cespedes est une Attitude et non une aptitude, qu'elle est faite d'émerveillement et de redécouverte perpétuelle difficilement transmissible dans une salle de classe.
Votre professeur semble vouloir vous faire comprendre pour vos premiers cours que la matière n'en est pas une, c'est une philosophie de vie, une manière de vivre, de voir le monde et de le comprendre. Le premier élément est d'ailleurs l'intérêt qu'on porte au monde qui nous entoure, ce qu'Aristote explique dans les termes :
C’est, en effet, l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui, les premiers penseurs aux
spéculations philosophiques.
Bien sûr libre à tous d'avoir des conceptions du monde différentes de celle d'Aristote, néanmoins, l'intérêt de compréhension, ou comme l'emploi Aristote : l'étonnement.
Pour un exemple pratique de l'étonnement de tous les jours face à une situation donnée, je te propose de visiter le site : http://polemike.free.fr/ et plus particulièrement l'article http://polemike.free.fr/index.php?topic=14.0 qui serait susceptible de t'éclairer sur la démarche philosophique de l'étonnement, puis de la prise de recul sur un constat.
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AUTEURS: ALAIN ARENDT ARISTOTE AUGUSTIN (SAINT) BACHELARD BERGSON COMTE COURNOT DESCARTES ÉPICTÈTE ÉPICURE FREUD HEGEL HEIDEGGER HOBBES HUME HUSSERL KANT KIERKEGAARD LEIBNIZ LOCKE LUCRÈCE MACHIAVEL MALEBRANCHE MARC-AURÈLE MARX MERLEAU-PONTY MONTAIGNE MONTESQUIEU NIETZSCHE PASCAL PLATON ROUSSEAU SARTRE SCHOPENHAUER SPINOZA THOMAS D'AQUIN