sujet de CPGE : quelques idées svp sur ce sujet.
Bonjour,
si l'on considère l'histoire de l'humanité comme répondant
au chaos plus qu'à toute autre règle, alors il semble
qu'on ne puisse guère tirer de leçons de l'histoire, sinon
celle-ci: on ne peut jamais prévoir que ce que l'on projette
marchera, car le chaos règne en maître, personne n'a donc
de solution toute faite à donner. L'histoire pourrait être:
« Un conte raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur,
et qui ne signifie rien. » (Shakespeare, MacBeth) L’histoire,
alors, « n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout
et donne des exemples de tout » (Paul Valéry, Regards sur
le monde actuel, 1945).
On peut cependant considérer que cette vision chaotique de
l'histoire n'est qu'une vision superficielle, et qu'il faut
se hisser à un plus large niveau de compréhension des faits
pour trouver un sens et une logique à ce qui semble absurde.
Peut-être que l’histoire doit en fait être prise dans sa
globalité et ne prend sens que lorsqu’on l’examine sur un temps
long. D’où la célèbre phrase de Hegel qu’on trouve dans les
Principes de la philosophie du droit: « La chouette de Minerve
ne prend son envol qu’à la tombée de la nuit » (Minerve étant
la déesse de la sagesse).
Si tel est le cas, l'histoire peut nous enseigner maintes choses,
dont le fonctionnement de l'évolution des sociétés. Conscients
de cette forme de déterminisme, nous pourrions agir sur les
causes pour obtenir les effets désirés et orienter les sociétés
dans la direction qui nous semblerait être la bonne. Si
une telle action n'est pas possible, nous pourrions au moins
prévoir quelle serait la marche logique de l'histoire et nous
adapter au cours de celle-ci.
Ce genre de projections marxistes ayant toutefois considérablement
échoué, on peut douter du bien fondé d'une telle "science historique".
Peut-être est-ce ainsi la principale leçon qu'il faut tirer
de l'histoire: si l'on en fait un totem, elle peut facilement être
instrumentalisée. L'histoire donne peut-être des indices, mais
elle reste une science humaine parée des atours d'une certaine
inexactitude. Qui veut lui donner des airs de science exacte
risque bien d'en faire un messianisme.
comme le souligne Nietzsche, « Il n’y a pas de faits, il n’y a que des
interprétations. » (Volonté de puissance, Tome I, Livre II, chapitre 2,
§133) Cela signifie que ce qui compte, ce n’est pas le fait, c’est
l’interprétation qu’on en donne, le fait à lui seul est vide
de signification, il est donc négligeable, on pourrait quasiment
s’en passer. Le fait n’est invoqué que pour donner du crédit à
l’interprétation, il n’est que « poudre aux yeux ». Dès lors,
l'étude de l'histoire, qui est une étude qui se fonde principalement
sur l'interprétation de faits passés, a de grandes chances d'aboutir
à une sorte d'interprétation du monde qui tienne de l'idéologie.
Quelles leçons pourrait-on tirer d'une "histoire construite" qui
s'apparenterait à de la propagande? Qu'il faut se méfier de ceux
qui donnent un sens au passé, ils veulent généralement décider de
notre présent et de notre avenir en fonction du leur.
Ce sujet pourrait peut-être vous aider:
http://www.devoir-de-philosophie.com/pa … 11454.html
Bon courage,
François
Je suis dans la même classe que oyé et je vous remercie de cette éclaircissement.
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